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LA RELATION ENTRE COACH ET ATHLÈTE

February 11, 2017 par WeAreAthletic - No Comments

La relation entre coach et athlète 

Coacher, c’est facile. Coacher des gens ? Ca, c’est difficile. Les hommes sont des organismes complexes, et par conséquent incroyablement difficiles à modeler et prédire. Les peurs, les attentes, le passé, le contexte, les buts sont constamment en train de changer. La plupart de mes premières difficultés en tant que coach vinrent du fait que je pensais qu’il existait une relation quasi exclusive entre l’entrainement en tant que stimulus et l’adaptation. En tant qu’ancien ingénieur, j’espérais vraiment que tout était simple, prévisible et logique. Et j’ai mis un temps très long avant de découvrir la vérité. Ce qui marche pour un athlète A n’est pas toujours ce qui marche pour l’athlète B. Ce qui a marché pour l’athlète A l’année dernière pourrait ne pas marcher cette année. La triste vérité est qu’il n’y a pas toujours une « réponse », même si on a tendance à le croire.

En sachant et en acceptant cela, nous devons en tant que coach adopter une approche qui nous permette de nous préoccuper du processus plutôt que du résultat final. Nous savons désormais que la route la plus directe menant vers le progrès implique une approche à long terme, une où nous avons le temps et la flexibilité de faire des erreurs, trouver ce qui ne marche pas et pourquoi, et, armé de ce savoir, passer à l’étape supérieure. Je pense que la connaissance et l’expérience doivent nous servir de guide, et qu’il n’existe pas ou presque de solution immédiate et directe à un problème.

En écartant cette idée de solution rapide et magique, nous réalisons que le meilleur programme d’entrainement n’est pas nécessairement déterminé par la qualité technique ou l’expertise du coach. Le meilleur programme est celui qui est durable, où le coach et l’athlète ont tout deux adhéré au plan, ont une entière confiance l’un envers l’autre, et sont prêts à embrasser les bons comme les mauvais moments. 

Je ne prétends pas être un guru de la psychologie qui a toutes les réponses pour construire une relation solide comme un roc avec toutes les personnes que vous rencontrez dans votre vie. Loin de la. Beaucoup de gens qui me connaissent savent à quel point je peux parfois être antisocial. Mais je possède un désir très fort d’aider chaque personne avec laquelle je travaille, et une envie d’améliorer cette qualité, même si cela implique de sortir de ma zone de confort ( comprenez, mon bureau, mon ordinateur).

Voici quelques tips qui m’ont aidé, et qui je l’espère aideront d’autres coachs.

  1. Soyez prêts à vous ouvrir 

Créer un sentiment de réciprocité est quelque chose de puissant. En partageant des informations personnelles ou anecdotes embarrassantes à propos de vous même, vous pouvez à la fois écarter les tensions qui peuvent se présenter tout en ouvrant la porte d’une discussion avec une autre personne. Comme certains de mes athlètes peuvent en témoigner, je suis sûr que je suis allé un peu trop loin au départ avec cette approche, et ai partagé des choses qui allaient choquer ou gêner l’autre personne. Mais, du coté positif, une bonne crise de rire permet que mes athlètes me voient également en tant qu’humain, avec mes propres défauts, tout comme eux, ce qui les rend moins hésitant à s’ouvrir également.

2. Écoutez 

Comme George Bernard Shaw le dit si bien, «  Le seul et unique problème dans la communication est l’illusion qu’elle a eu lieu ». Trop souvent, nous posons une question juste pour la poser, et au lieu d’écouter la réponse de la personne, nous pensons déjà à quelle question nous allons poser, ou formuler notre réponse, ou peut être penser à ce que nous allons manger ce soir. Prendre le temps d’écouter la personne, ralentir, rester présent avec la personne, vont vous permettre de grandement améliorer vos relations avec l’autre personne, qui pensera que vos valeurs et opinions sont connectées.

3. Écoutez encore plus

Vous avez posé votre question, vous avez écouté la réponse, et vous pensez que vous avez fait votre job. Encore une fois, ralentissez. Demandez si il y a quelque chose qu’ils aimeraient ajouter, quelque chose qui leur vient à l’esprit, est ce que vous avez tout couvert ? Vous pensez peut être que vous savez ce qu’ils veulent, ils peuvent eux aussi le penser, mais persister vous assurera que vous ne laissez rien de coté et leur donnez chaque opportunité de communiquer avec vous.

4.Ne donnez pas trop de conseils 

Dans son livre The Coaching Habit, Michael Stanier parle du « monstre de conseils ». Cette personne désire tellement aider, ou se sentir supérieur, qu’ils ne pensent qu’à donner des conseils. J’étais comme ça en tant que jeune coach. Vous avez un problème ? J’ai la solution, ou au moins je pensais l’avoir et je vais faire en sorte que je connais mon sujet. La version plus mature de moi même est maintenant capable de reconnaitre que je suis très loin d’avoir toute les réponses, et que j’ai complètement abandonné cette volonté de prétendre que je les ai. Au lieu de donner mon conseil immédiatement, j’essaie de créer un dialogue autour du problème. Cela permet de renforcer la relation en améliorant les lignes de communication, et de considérer d’autres alternatives.

5. Soyez ouverts

Un des facteurs très importants pour établir une relation de confiance et de croyance en la programmation est de créer de la communication. Si ils sont capables de sentir qu’ils sont écouté, que leurs problèmes sont bien reçus, les athlètes ont beaucoup plus de chance d’adhérer au programme sur le long terme. C’est vrai qu’il y a des athlètes qui ont simplement besoin de savoir  ce qu’ils doivent faire et quand, mais, dans mon expérience, les écouter permettra de partager certaines idées, et essayer de convertir ces pensées dans la programmation est très bénéfique pour la relation et le succès du processus.

Je dois admettre, malgré que j’ai essaye de condenser quelques leçons ici, qu’il n’y a pas de route facile à ce processus. Afin de créer une relation humaine, vous devez témoigner de l’importance à votre athlète, et avoir suffisamment d’envie d’investir en lui. Cela n’est pas facile.

Personnellement, je ne manquais pas d’envie, mais plutôt de connaissances dans les relations humaines. Après m’être éduqué sur ce domaine, m’être mis dans des situations inconfortables et agir contre ma nature, j’ai trouvé que les connections que j’avais crées étaient très intéressantes, pour moi et pour mes athlètes. À travers ces conversations, nous sommes beaucoup plus à même d’établir une relation de confiance avec nos athlètes et leurs programme, créant un pus gros potentiel de succès sur du long terme.

Article issu de http://www.trainingthinktank.com/blog/

Traduction effectuée par Tristan Kirchner